"Si
nous faisions tout ce que nous sommes capables de faire, nous en serions
abasourdis."
Edison
La
Sophrologie est fondée en 1960 par le Docteur Alfonso CAYCEDO. Ce médecin
psychiatre, d’origine colombienne se mit en quête des pratiques susceptibles
de modifier les états de conscience dans le but de traiter ses patients. Ses
recherches l’amenèrent en Orient puis en Asie. Ses rencontres avec les grands
maîtres du Yoga, du Bouddhisme et du Zen lui permirent d’effectuer une synthèse
de leurs pratiques et de leurs effets sur la conscience humaine. De retour en
Europe, il occidentalise ces techniques afin d’adapter les exercices à notre
morphologie et à notre culture. C’est la naissance de ce qu’il nommera
« LA RELAXATION DYNAMIQUE » dont la plupart des exercices se réalisent
en position assise ou debout.
Raymond ABREZOL est l’un des premiers Sophrologues ayant adapté les
techniques sophrologiques au sport.
Aujourd’hui de nombreuses Médailles Olympiques sont dues à son
travail. Beaucoup de sportifs se soumettent à des exigences de dépassement de
plus en plus grande, repoussant les limites personnelles pour des résultats
difficiles à maintenir. Cette volonté de performance peut avoir des conséquences
destructrices sur l’individu et plus particulièrement sur son corps et sur
l’estime qu’il a de lui-même. La sophro-pédagogie sportive a élaboré une
approche globale de la personne
visant à restituer et à maintenir une harmonie corps – esprit. Le pratiquant
optimise ainsi ses potentiels dans le respect de cet équilibre. Ce travail
produit des améliorations tant au niveau physique et physiologique que
psychologique, affectif et cognitif.
En
associant les pratiques sophrologiques à votre entraînement sportif, vous
interviendrez
sur :
·
Votre
capacité de concentration et d’attention
·
Votre
énergie et votre puissance physique
·
Votre
capacité de récupération après l’effort
·
Votre
motivation et combativité
·
D’éventuelles
inhibitions
·
La
confiance en vous-même et en vos potentiels
·
L’image
que vous avez de vous-même
·
L’intégration
de votre schéma corporel
·
La
sensibilité interne de votre propre organisme ( apprentissage des mouvements
– cénesthésie, synesthésie,
somesthésie )
·
La
fluidité de vos mouvements
·
La
mémorisation de vos séquences sportives
·
La
gestion de votre seuil de douleur
·
La
gestion de vos sensations thermiques
·
La
qualité et la régularité de votre sommeil
·
Votre
capacité à gérer le stress
·
L’équilibre
de vos hémisphères cérébraux gauche - droite ( rationalité / intuition)
A
l’ensemble de ces effets s’ajoute pour le pratiquant, un vécu accru de
l’instant présent, une concentration sur l’ici et maintenant. A se
focaliser sur les échecs passés ou sur les résultats futurs
nous risquons de passer à côté ce qui se passe en nous et autour de
nous. Une pratique régulière permet enfin d’évacuer le monologue intérieur
négatif qui parasite souvent durant l’effort : « Fait ceci ou
cela…Non, ce n’est pas bien….etc… ». Il disparaît alors au profit
du plaisir sportif qu’il soit jeu ou autres satisfactions au dépassement de
soi. Le sportif développe alors sa qualité naturelle à « positiver »
les situations. Cette capacité à percevoir différemment une situation
identique de telle sorte que le verre à moitié vide pour les uns paraîtra à
moitié plein pour les autres. Le secret du bonheur et de la réussite passe par
cette capacité à développer cette faculté de penser positivement
D’une
façon plus générale l’entraînement sophrologique stimule l’imagination
par le biais de phases de visualisation. L’athlète
découvre cet état particulier où il peut corriger les épreuves qui le nécessitent
et programmer ses futures performances. Lors d’une compétition, son cerveau
mettra alors tout en œuvre pour reproduire ce qui a été
précédemment enregistré. Au-delà de l’apprentissage technique
conscient survient l’art. L’atteinte de ce niveau de réalisation, dans le
cadre sportif, passe par ce que l’on nomme le « lâcher prise ».
Lorsqu’il est atteint, le conscient met toute sa confiance en cette capacité
extraordinaire de notre cerveau à satisfaire nos objectifs, l’intuition se
substitue au raisonnement déductif. Les différentes étapes du travail
sophrologique conduisent progressivement vers cet état propre au dépassement
de soi.
La
pratique régulière des exercices de bases en sophrologie, indépendamment même
de la dimension sportive opère une action prophylactique. Ainsi, elle prévient
la maladie en sollicitant les capacités à rester en bonne santé dont dispose
chaque individu. Les études réalisées en Suisse par plusieurs caisses de
maladie ont montré que la pratique était inversement proportionnelle à la
consommation de médicament. Dès lors certaines d’entre elles préfèrent
rembourser les interventions préventives.
Le
rôle du sophrologue est d’accompagner progressivement
la personne vers une totale autonomie dans sa pratique sophrologique.
Cette dernière n’en sera que plus responsable de son devenir et disposera de
moyens supplémentaires pour le conduire.
Si
la demande initiale des sportifs s’intéressant à la sophrologie s’attache
à régler une difficulté particulière, l’expérience montre que les effets
du travail entrepris se répercutent positivement dans la plupart des domaines
de la vie. La personne présentera une détente mentale et physique accrue, une
plus grande confiance en elle et un optimisme croissant. Ses relations à
l’environnement deviendront plus sereines et plus équilibrées.