|
LES
MONTEES DE LA GAROUPE (15/01/2006)
LES
PIEDS DANS L’EAU, FACE A LA NEIGE.
|
A deux pas de la « Grande Bleue », face aux
sommets enneigés de l’arrière pays niçois, « La Montée
de la Garoupe » à Antibes offre toujours un brin de paradis.
L’important peloton de coureurs confirme la qualité de son
organisation. Le tout au profit de « l’aide aux enfants
handicapés ». Une bonne raison d’y participer.
Remise au goût du jour en 2005 par l’association « Delta
Extrêmes Aventures », après quelques années
d’hivernage, « la Montée de la Garoupe » réalisait,
malgré la rude concurrence des départementaux de Cross des
Alpes-Maritimes à seulement quelques encablures d’Antibes, un
score plus qu’honorable. Accueillant près de trois cents
participants, ces 8,6 km magistralement dessinés parmi les lieus
les plus pittoresques antibois, ont su séduire voire même
enthousiasmer.
Sur le chemin du « Calvaire ».
Malgré un « petit » vent glacé venu du large et
un soleil dès plus discret en cette mi-janvier, l’atmosphère
restait malgré tout des plus chaleureuse. Ce parcours composé
essentiellement d’un enchaînement de montées et descentes,
allait rapidement dévoiler une tendance quant à la victoire
finale.
Au coup de pistolet, face à la mer, dans une légère
portion descendante, ce peloton bigarré, s’en allait pour un périple
délicat, où la terrible « ascension » vers le phare de
La Garoupe, véritable juge de paix de cette épreuve, allait sans
aucun doute livrer l’identité du vainqueur 2006.
Un groupe de sept fuyards s’emparait du commandement parmi
lequel Dany Cabus, Joël Ullindah, Jean-Luc Rosalie, Pedro Dias
Sousa, Christophe Lemaire, le transalpin Giacomo Revelli, sans
oublier Xavier Dirand. Le rythme bien qu’élevé pouvait encore
laisser présager d’un « bon de sortie » pour le plus
costaud du moment. « Dans les premiers hectomètres de la
montée vers le phare, j’ai profité des pourcentages les plus élevés
pour planter une accélération. Une cassure s’est alors produite
avec le reste de mes partenaires d’échappés » avouait
Xavier Dirand au micro de l’animateur, au pied du podium. Un véritable
« Calvaire » pour les autres poursuivants. L’itinéraire
du parcours empruntait le chemin utilisé traditionnellement lors de
la fête annuel de la Garoupe, où un cortége de pèlerins, la
statue de la Vierge sur les épaules, gravit un « chapelet »
de marches pour atteindre le point culminant.
Dirand dans son élément.
Médaille de bronze dans la catégorie vétéran aux
Championnats de France de Course de
montagne, la marignanais Xavier
Dirand ne pouvait rêver d’un profit de parcours aussi adapté à
ses qualités manifestes de grimpeur. Débarrassé de ses
adversaires directs pour la lutte à la victoire, Xavier poursuivait
son « bonhomme de chemin », se contentant de verrouiller
la course d’un quelconque retour de l’arrière. Le groupe de
poursuivants, emmené par Jean-Luc Rosalie, restèrent au coude à
coude jusqu’à l’ultime kilomètre. Christophe Lemaire, le plus
vaillant, parvenait à leur fausser compagnie, prenant les quelques
petits mètres nécessaires pour s’adjuger la seconde marche du
podium.
A sa main, Xavier Dirand en terminait au terme d’une arrivée
descendante, face à la mer, avec un nouveau record à la clé, dans
l’excellent temps de 28’50’’, soit 40 secondes de moins que
celui établit l’an passé par le niçois Hassen Loucheni. Dans un
mouchoir de poche, les quatre suivants s’employaient pour arracher
l’un des deux accessits restants. Christophe Lemaire, le plus
enjambe sur la fin, décrochait la seconde place à plus d’une
minute du vainqueur mais avec seulement quatre seconde du troisième,
le niçois Joël Ullindah. D’une courte tête, il soufflait la
troisième marche au malheureux antibois Pedro Dias Sousa.
Gaiofatto comme à l’entraînement.
Pas moins d’une trentaine de féminines avaient effectué
ce déplacement au pied du phare de la Garoupe. Une aubaine pour les
organisateurs, qui faute de pointures digne de ce nom, pouvait
compter sur de bien belles empoignades en perspective. Alexandra
Louison, digne détentrice du record 2005 devant la niçoise
Nathalie Chabran, absente cette nouvelle édition, laissait la part
belle à la triathlète du Stade Laurentin Françoise
Gaiofatto-Jauneau. Les 32 minutes et 47 secondes allaient sous toute
vraisemblance, rester pour une année encore gravées sur les
tablettes antiboises. Bien en jambes dès le début du parcours, la
laurentine calquait sa course sur le train imposé par son « escorte
masculine » du moment. Sans trop forcer son talent, elle
prenait rapidement une avance respectable. A quelques longueurs,
Laurence Guenard et la portugaise Ana-Cristina Dos Santos se
livraient à un duel à distance. Parfois à vue de la meneuse
d’allure, les deux poursuivantes ne parvenaient malheureusement
pas à combler leur retard. Au prix d’une ultime accélération à
mi parcours, Laurence Guenard reléguait sa principale rivale à un
peu plus d’une dizaine de secondes. Un précieux crédit qui
allait être nécessaire pour confirmer sa seconde place à
l’arrivée.
Avec un petit gabarit mais puissant, Françoise se présentait
sous l’arche d’arrivée avec une grosse minute d’avance sur
Laurence, dans le temps de 37’06’’.
Une course tournait vers l’avenir.
Malgré une baisse significative de l’effectif des engagés
liée à une concurrence déclarée, « les Montées de la
Garoupe » ne semblent pas se résignées de cet état de fait.
Plus motivée que jamais, toute l’équipe de « Delta Extrêmes
Aventures » regroupée autour du duo Jean-François Gonzalez
– Olivier Trastour se sont d’ores et déjà remis à
l’ouvrage, regardant déjà vers 2007. Une 6e édition
qui devrait faire date.
Visualiser
les résultats complets
|